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Annie 21 avril 2011 12:17

Bonjour Yvance,
Je vais squatter votre article comme un coucou, et si vous trouvez que ce je dis n’a aucun rapport avec votre article, repliez-moi.
Je suis aussi allée sur le site du FN, mais pour consulter la rubrique Immigration. Une première remarque : les chiffres avancés sur l’immigration sont exactement les mêmes que ceux de la campagne de Jean-Marie Lepen en 2007. Pas de tendance à la hausse ou à la baisse de l’immigration, et pas de changement non plus dans la budgétisation des coûts ou des économies réalisées. La crise, l’inflation, tout cela n’a rien changé.
Ðeuxième remarque : J’ai fouillé de fonds en comble hier le site de l’OCDE, pour trouver un document faisant état d’un demi-million d’entrées de nouveaux immigrants. Si quelqu’un peut me dire où il se trouve, j’en serai reconnaissante.
Troisième remarque : le chiffre avancé de 40 millions d’extra-communautaires, selon un rapport du Parlement Européen. J’ai cherché ce rapport et ne l’ai pas trouvé. La seule référence sur le site du PE est une explication de vote donnée par écrit par Bruno Golnish :
« Car, constamment maquillés, les chiffres officiels oscillent entre 17 et 40 millions de ressortissants extracommunautaires vivant sur le territoire de l’Union. » C’est en tout état de cause la seule référence à ces 40 millions de ressortissants extra-communautaires et la fourchette est large, puisque le chiffre minimum est 17 millions. Si un document existe, je serai encore une fois reconnaissante que l’on me l’indique.

Le FN dit que le rapport Milloz n’a jamais été contesté, mais c’est faux, j’en donne un exemple : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mots_0243-6450_1999_num_58_1_2534 Les critiques du rapport Milloz reprennent mes arguments. Je cite :

« Chacune de ces conclusions (du rapport Milloz) est invalidée par la critique proposée par M. Tribalat, qui montre comment P. Milloz procède par généralisations abusives, questions mal formulées, surévaluations ou sousévaluations arbitraires, approximations, biais du raisonnement, interventions de chiffres surgis du chapeau d’un prestidigitateur. »


Je m’arrête là. Mais j’ajouterai quand même que cela ne fait pas très sérieux, mais je ferai aussi remarquer que dès que l’on commence à s’intéresser aux chiffres, c’est qu’on a dépassé la barrière psychologique de l’idéologie. 



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