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tikhomir 22 avril 2011 13:09

@french_car

Je parle de misère affective parce que l’affectif est biaisé chez beaucoup de jeunes dans le sens où beaucoup confondent « amour » et « sentiment amoureux », confondent « sexualité » et « génitalité ». Ainsi plutôt que de faire ce qui serait normal : exprimer son amour ensemble par la sexualité, ils expriment pour beaucoup leur sentiment amoureux par la « génitalité », il est donc simplement question d’assouvissement de pulsions dues à des poussées hormonales. Ceci n’est ni amour, ni affection contrairement au premier cas et ce n’est pas non plus quelque chose de libre.

D’autres choses se rajoutent par dessus, la pression sociale et autres : avoir des rapports sexuels à tout va « c’est bien », donc faut le faire (pseudo-liberté donc), ne pas en avoir du tout revient souvent à déconsidérer celui qui s’abstient (de gré ou de force, tout le monde n’en fait pas le choix) (pseudo-liberté aussi ici) ou d’autres fréquentent simplement « pour ne pas être seul » (pseudo-liberté encore car ce n’est pas choisi librement). Ici, il n’y a pas vraiment de choix et pas de liberté. Que vaut l’amour et toute l’affection qui va avec s’il n’est pas libre, librement choisi, librement consenti ? Rien du tout.

Où sont les sentiments et la vie construite ici, dans l’assouvissement de pulsions ou de pression sociale ? Nulle part, d’où la misère. Ainsi la société qui voulait rendre les gens libres, les a emprisonnés.



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