Voici un extrait du dernier éditorial de Daniel Gluckstein,secretaire national du POI
Au Parti socialiste, on cultive un même
sens des responsabilités.Consciencieusement,
les députés de ce parti amendent le
projet de réforme constitutionnelle, qui
veut graver dans le marbre la rigueur
dictée par l’Union européenne, se présentant
comme les plus capables de « réduire
à la fois les déficits, la dette publique et les
prélèvements obligatoires » (1).Pierre Laurent,
secrétaire national du Parti communiste
français, est tout aussi « responsable »
et décrète « indispensable (…) la maîtrise
des budgets et la réduction des déficits publics
» pourvu que soient préservés « les
capacités d’investissement et les budgets
sociaux » (2).Tu parles…
Pour tous ces gens-là, être « responsable
», c’est adorer un même dieu, celui
du paiement de la dette et des déficits publics,
et lui sacrifier acquis et conquêtes
de la classe ouvrière, et services publics.
Etre « responsable », pour tous ces gens là,
c’est s’inscrire dans la logique de la réforme
constitutionnelle, que les uns soutiennent
et les autres amendent.
Une véritable union sacrée se noue
autour du recours à l’arme de destruction
massive de la dette et des déficits publics,
arme de destruction massive des emplois
et des services publics, de la démocratie
politique et de l’indépendance des syndicats,
arme de destruction massive du droit
à défendre en toute indépendance les
revendications ouvrières.
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