Encourager le travail et non la rente... dites vous. Je pense que comme pour un contrat de pret il faut bien lire les petites lignes de la proposition de l’auteur. En effet, sous un habillage populaire et des formules joyeuses du genre encourager le travail et non la rente, c’est tout le contraire qu’il nous presente.
En gros il propose de remplacer l’ impot sur le revenu progressif, l’impot sur les societe et les droits de succession par un super ISF dont le taux maximum de 2% annuel (pour les tres grosses fortunes) serait l’equivalent du taux maximum de l’ISF avant reforme ( pour information le gouverment a vote ce weekend un loi qui supprime le bouclier fiscal et fait passer le taux maximum de l’ISF de 1,8% a 0,5%).
Maintenant il faut savoir qu’un patrimoine bien gere peut rapporter entre 5 et 10% brut chaque annee ce qui suivant les cas generent des impots (impots sur les societes et/ou impots sur les revenus). Maintenant si vous remplacez ces impots par un impot plafonne a 2% du patrimoine, ca devient le jackpot assure pour tout ceux qui ont deja des biens car meme plus besoin de prendre des risques et de travailler pour s’enrichir. C’est donc bien le paradis des rentiers et l’enfer des travailleurs pauvres.
En effet, l’etat ayant plus de mal a se financer risque de devoir economiser sur les budgets sociaux et augmenter les impositions directes comme la TVA ou la CSG. Au bout du compte ce seront des veritables economies d’impots pour les plus riches, compensees par ceux qui travaillent et une baisse des budgets sociaux par les plus pauvres.
La formule de l’auteur fonctionnerait uniquement avec un taux d’imposition qui consomme une partie du capital chaque annee... c’est a dire des taux annuels superieurs a 5% voire 10% pour les plus grandes fortunes. Evidemment ces taux seraient progressifs et beaucoup plus bas pour les petits patrimoines.