Que de couleuvres ont veut faire avaler à travers l’argument fallacieux de l’égalité des droits et des prétendus Droits de l’Homme ! Déjà l’anthropologie des « Droits de l’Homme » présente une nature humaine très appauvrie, où l’homme perd ses qualités qui lui sont pourtant reconnues par la philosophies la plus respectable : avec l’animal, l’homme n’a pas une différence de degré (où il serait considéré comme un animal simplement plus « perfectionné » que les autres) mais de nature, d’essence. Il est doté de volonté libre et d’intelligence (à ne pas confondre avec l’ingéniosité que l’on peut trouver dans le monde animal). Or l’anthropologie des lumières « obscures », basées sur l’erreur philosophique appelée « nominalisme » , présente l’homme comme un animal, pire, comme une machine. On nie alors la liberté, la volonté, voire l’intelligence.
Mais passons, avec l’idéologie des Droits de l’Homme et de l’égalité des droits, on peut faire absolument gober n’importe quoi. Des hommes politiques qui, au nom de la plus haute idée qu’ils se fond de leur charge, s’oppose à ce stupide projet de loi sont ainsi coiffés du bonnet de l’extrémisme. Pratique n’est-ce pas, pour disqualifier tout opposant.
Oui, Monsieur Rotvic, l’Ecole a pour but de faire des citoyens et non des croyants. Mais précisément l’idéologie égalitariste est une croyance que l’on cherche à imposer à la jeunesse, qui justement, en raison de sa fragilité, a besoin de trouver des repères forts et convaincants ; or, l’enseignement de l’idéologie du genre a pour objectif l’effacement de ses repères, afin que tout soit recevable, tout soit équivalent.
Vous parlez, Monsieur Rotvic, des valeurs de la République. L’idée que je me fais de la république est bien tout autre que la vôtre. La république, en réalité, transcende les différents régimes politiques possibles, elle désigne tout simplement la chose publique, de sorte qu’être républicain revient à vouloir le bien de cette chose publique, le bien de tous, autrement dit le bien commun. Or la reconnaissance des unions insolites et « étranges » ne va pas forcément dans le sens du bien commun, elle peut même s’y opposer, surtout quand elle a pour résultat la fragilisation de la civilisation, du tissu social.
Je suis moi-même enseignant, et si un jour le mariage est ainsi dénaturé, je m’autoriserai à dire à mes élèves que le mariage dans sa forme authentique n’existe tout simplement plus. Ce contrat civil que l’on appelait mariage ne pourra plus être désigné comme tel si on l’étend aux pédérastes. Pourquoi en effet ne pas instituer officiellement la polygamie, puisque cette polygamie est une réalité dans la société ?