Ils singeaient la bourgeoisie dans leurs modes de vie, leur système de croyances, leur morale, le goût du paraître chez certains. Vouloir une ascension sociale pour ses enfants est une chose, se prévaloir de valeurs bourgeoises en imitant ce que l’on croit être une référence, c’est tout autre chose. Et puis ce goût forcené pour les stars, les vedettes, à travers la presse people et les programmes de variétés... L’engagement politique, syndical était plutôt le fait des cadres, des enseignants, des intellectuels venus de la classe ouvrière, c’est d’ailleurs toujours le cas pour ce qui concerne l’investissement associatif : ce sont moins les précaires et les ouvriers qui s’impliquent que les gens du tertiaire issus de milieux populaires.
Peut-être parce qu’ils possèdent plus de recul ? Ou qu’ils ont acquis une culture qui leur a permis de se défaire des opiacées que le système, déjà à l’époque, diffusait à l’intention de ces classes-là pour mieux les asservir ?