Je ne sais que vous répondre.
Le texte était structuré en trois parties :
1 Le bébé principe moral utilitariste
2 L’eau du bain scientiste
3 Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.
J’ai l’impression que la troisième partie et la conclusion répondent déja exactement à vos critiques.
Elles commençaient ainsi :
"
Mais toutes ces critiques, si elles sont peut-être pertinentes
concernant le corps de doctrine utilitariste dans son ensemble, ne le
sont plus concernant le seul principe de la morale utilitariste, que
nous pouvons donc continuer à trouver sympathique.
Bentham est bien inspiré, de vouloir fonder le jugement moral sur
un raisonnement, qui relie par des chaines de cause à effet l’objet jugé
aux conditions du bonheur des uns et des autres, et qui mobilise ainsi
une compréhension du réel : connaissance positive des effets de tel ou
tel objet, idée aussi rationalisée que possible des conditions du
bonheur, comme le fait d’avoir à manger, de ne pas avoir peur à cause de
trop grands dangers auxquels on serait exposé, ou d’avoir confiance
dans ses voisins. Si nous ignorons ces choses là quand nous jugeons
moralement des objets, alors nous sommes aussi dangereux pour nous-mêmes
et pour les autres, qu’un enfant de quatre ans qui jouerait avec un
révolver sans savoir ce qui se passe quand on appuie sur la gachette.
...
"