« En onze ans, du 1er janvier 1986 au 31 décembre 1996, le temps a été réparti globalement de la façon suivante :
- pendant 53 mois, soit près de quatre ans et demi au total, la centrale a connu une exploitation normale, comportant des périodes de fonctionnement avec production d’électricité à des niveaux de puissance variables, des périodes d’entretien programmé et -c’est un prototype- des périodes d’essai ;
- pendant 25 mois, soit un peu plus de deux ans au total, la centrale a été hors d’état de fonctionner par suite des travaux de réparation dont j’ai décrit plus haut l’essentiel ;
- enfin, pendant 54 mois, soit quatre ans et demi au total, la centrale, quoique techniquement en état de fonctionner, a été clouée au sol par l’absence d’autorisation de fonctionner du fait de procédures en cours.
On voit à quel point il serait abusif d’attribuer uniquement à des problèmes techniques, comme beaucoup n’ont que trop tendance à le faire, le très médiocre taux de fonctionnement moyen qu’a connu Superphénix jusqu’à aujourd’hui ».