La question de l’école est évidemment centrale dans toute société, et si la notre ne se porte pas très bien, encore qu’il faudrait relativiser, c’est nécessairement au moins en partie de la responsabilité de tous les intervenant à l’exception de celle des enfants. Parents, administration gauche droite, etc...
Il n’en demeure pas moins que le rôle central a toujours été joué par les personnels,leurs syndicats et leurs partis pris idéologiques
Du reste ici aussi, ils annoncent la couleur dés l’entrée de l’article : « Les enseignants de la cité phocéenne craignent de mettre à mal le principe même de l’école : la réduction des inégalités ».
Or cela est faux : l’école a pour mandat explicite de donner à tout enfant une chance, pas de réduire des inégalités et ce n’est pas exactement la même chose
En affichant ce projet, qui est d’abord le leur, les enseignant s’affichent délibérément contre les parents. Il est évident, et même positif que tous parent rêve que ses enfants s’en sortent au moins aussi bien que lui et mieux que les autres. Ce n’est peut être pas très altruiste, mais les parents n’attendent pas de l’école qu’elle réduise les inégalités en ce qui concerne leurs propres enfants.
Plus généralement, notre école n’a pas reçu mandat de changer notre société mais d’instruire nos enfants.
Ces erreurs de compréhension des profs expliquent bien des déboires de notre école.
On se souvient ainsi de l’interdiction de donner des devoirs à la maison en primaire, à peu prêt jamais respectée par les profs, sauf les plus militants, parce que bons élèves eux mêmes, ils restent persuadé que cela sert à quelque chose. Elle était justifiée par l’idée que les gosses de riches font leurs devoir et deviennent encore meilleurs, les pauvres non et s’enfoncent. Pas par le fait que ce soit bon ou pas pour l’apprentissage.
Évidemment, cela n’a en rien empêché les « riches » de continuer à donner du soutien à leurs gosses hors temps scolaire, mais cela a privé les enfants de pauvres d’une possibilité éventuelle d’approfondir à la maison.
Exactement dans la même logique, ils invoquent le social et l’égalité pour défendre le public : « ce seraient les riches qui iraient dans le privé. Il se trouve que là aussi c’est faux, ou du moins assez largement. La fuite devant les établissement à problèmes, n’a d’équivalente que la ruée vers ceux qui ont bonne réputation. On met ses enfants à Franklin, sauf si on est vraiment très catholique, que si on a pas pu les mettre à Henry IV qui est meilleur et gratuit.
A l’autre bout du spectre, il y a sur le net une étude d’un chercheur trotskiste qui établi qu’au contraire, les plus pauvres en banlieue ont plus recours au privé, les riches dans les centres ville beaucoup moins.
Les écoles catholiques ont moins de moyens et des enseignants en moyenne moins diplômés. SI les parents y fuient, c’est que leur motivation est intrinsèquement lié à des insuffisance de l’école publique au moins dans certains de ses segments. Ce n’est pas uniquement et sans doute pas principalement que l’on met ses enfants dans un système qui coute plus cher, qui a moins de moyens et dont le niveau n’est pas globalement supèrieur.
Du reste, historiquement, »on le met dans le prive« , c’était la décision pour des enfants ayant des problèmes scolaires. Étant sous entendu que le public ne pouvait les résoudre, et pas faute de moyens.
Depuis trente ans, les syndicats enseignant se sont opposé avec un certain succès à toutes les réformes, quelles que soient leur provenance. Des crédits, des postes, des moyens. Doublement de la dépense par élève sur la période pour un double constat d’échec toujours 20% de gosses qui sortent sans rien, et une fuite vers le privé que ne limite que les accords entre syndicat et ministère. SI il y avait suffisamment de place, le privé serait encore plus présent.
La fonction enseignante n’est pas victime d’un manque de moyen, d’une société qui ne la comprendrait pas, elle est d’abord victime de son propre autisme. D’ailleurs, tous cela est très bien décrit dans le rapport Obin. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-rapport-obin-courageux-mais-peu-15843
Depuis, la profession a poursuivi sans état d’âme. Enseignement des »genre« c’est peut être très bien au fond, mais il est clair que les parents n’en veulent pas. Apprendre l’empire Tsonga ( ?) au lieu de Charlemagne et Clovis, c’est pareil. Ce n’est pas en accumulant les provocations contres des parents moins »éclairés" qu’eux, qu’ils s’attireront la solidarité des familles.
On n’améliorera pas notre école sans les enseignants, mais ils ne pourront pas faire l’économie de se poser des question sur eux même.
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération

