Le cauchemar du quotidien est perçu comme un rêve, l’ignorance comme un savoir, la peur irraisonnée comme un courage justifié. La dépendance et l’aliénation deviennent une libération salvatrice, la vie par procuration construit l’individualité.
Ce jour-là, ce qui a le plus frappé les esprits n’est pas la disparition de 3.000 personnes, mais la destruction matérielle d’un symbole collectif qui n’appartenait même pas à la collectivité, mais qu’on avait imposé par la force propagandiste de cette néo-culture américaine. Le message adressé par l’Etat profond était bien clair : « votre identité est générée par la propriété privée, et lorsqu’on détruit les biens matériels des plus riches, vous mourrez avec. Nos sorts sont donc indissociablement liés, bon gré, mal gré. »