Cela dit, il faut distinguer soigneusement les fautes :
- La faute de l’administration judiciaire, qui, faute de moyens, ne parvient pas à juger un prévenu dans un délai raisonnable.
- La faute du prévenu, accusé d’avoir tué quelqu’un.
La faute du prévenu, qui est un meurtre, est bien plus grave qu’un non-respect des délais.
La bonne attitude de la cours de cassation, pour faire respecter le droit, aurait été de mettre en place les moyens de manière à ce que le jugement ait lieu rapidement dans de bonnes conditions, plutôt que de remettre le prévenu en liberté.
Si la justice, pour une question de pauvreté matérielle, ne parvient plus à juger dans des délais raisonnables, et que la seule réponse est de remettre les meurtriers en liberté, ça en dit long sur la faillite de l’état de droit...