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vasionensis 21 novembre 2011 21:30

@ maurice

"le clivage actuel gauche-droite est anesthésiant, dépassé, ridicule, hérétique... Le clivage politique doit se structurer autour de la question européenne, avec les pro europe et les souverainistes.

Bien d’accord avec vous.

« Je pense que sur ce point de nombreux français DE TOUT BORD POLITIQUE se retrouveraient... »

De nombreux, sans doute, c’est à souhaiter. Mais manifestement pas M.Asselineau.
 Parce que son discours se résume à ceci : « MLP salit les bonnes options du seul fait qu’elle les adopte, puisqu’elle est d’extrême droite ».
Je constate donc que M.Asselineau est très sensible aux étiquettes, ce que j’appellerais de la bigoterie politique (« Ainsi j’ai dû rayer de ma liste / Une pauvress’ qui fréquentait un socialiste » J.Brel).
Mentalement, il rejoint le troupeau des pauvres gens qui finiront, à leur désir défendant, par voter Hollande parce qu’il est de gauche, et qui auraient de même voté Strauss-Kahn, plus libéral encore que Sarkozy, parce qu’il est de gauche.
Si MLP accédait - je n’y crois guère, mais là n’est pas la question - au second tour, M.Asselineau voterait contre elle
1° parce qu’elle est - selon lui - au service de ce qu’elle dénonce (ce faisant, M.Asselineau préfèrerait voter pour l’original que pour la copie, ce qui se défend)
2° parce qu’elle est - one more time - d’extrême droite. (et vlan, passe moi les heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire).

Cela dit, on peut reprocher à Le Pen père d’avoir gâché les chances du nationalisme en manquant de sens tactique, c’est à dire en répondant sans détours aux provocations.
Il n’empêche que le nationalisme politique, pour paraphraser De Gaule, il l’a ramassé dans la boue, en des temps où les libéraux, qui ne dédaignent pas actuellement l’étiquette « droite parlementaire », se conchiaient à l’idée-même que l’on pût les dire « de droite ».
Le Pen a décomplexé la droite le jour où il s’est lui-même qualifié de « bête immonde qui monte qui monte ». Cela a fait glousser les chaisières, de l’Humanité au Figaro, mais permis l’ouverture du créneau « droite parlementaire ». Pas celle de la Nation (horreur !), celle du Pognon. Celle qui n’a jamais rechigné à donner à la gauche des gages moraux - à commencer bien sûr par la diabolisation des nationalistes - pourvu qu’elle pût continuer ses petites affaires.



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