Bonjour Nikita,
Afin de vous trouver raison de faire monstre de volition parentiste, vous exposez que l’arbre de Noël était séduisant. Il est à entendre non comme élément central de votre conjugaison amoureuse mais comme décor de fond justifiant cette conjugaison binationale anormale.
Tout le monde subit les séductions, tout le monde séduit et tout le monde, votre enfant compris, peut comprendre votre aveuglement.
Je ne fais aucun reproche aux aveuglement amoureux mais je dis qu’il ne faut pas les dénier, lors du divorce, en les dissimulant sous un fatras de nouvelles gloires tirées d’une soudaine volution à tirer l’enfant dans son camp.
Votre erreur originelle, pleurons dessus en toute humanité. Mais pleurons-là devant votre enfant. Pleurons-là, tous ensemble, tiers compris, les deux camps compris, devant votre enfant, et sourions-lui à travers nos larmes pour comprendre que cette erreur est heureuse.
Oui ça tue le manichéisme alors. Oui ça conduit à refuser la facilité qu’il offre
Oui, convenir d’une erreur qu’elle puisse être heureuse empêche de déterminer qui diable qui ange.
Les deux camps, renforcés de tiers, devraient admettre que tout mariage est une audace, qu’il foire souvent et que ça déchire les enfants. Ils devraient admettre que ça constitue alors des erreurs heureuses, et ils devraient alors souligner que cet oxymore prouve qu’il est absurde et schizophrénisant de stigmatiser les parents (et les gens en général) en Gentil Vs Méchant .
Or c’est tout le contraire qui se passe dans la réalité des divorces puisque chaque camp s’emploie à tirer sur l’enfant en stigmatisant un de ses parents et l’enfant constate la présence d’un bloc de tiers qui soutient son parent écarteur et qui le muselle.
Il est archi faux de prétendre qu’à la suite d’un divorce, il n’y a toujours que trois protagonistes car l’enfant voit soudain surgir des forces incroyables, capables même de surpasser celles de ses parents. Alors que ces Forces sont convoquées avec empressement par ses parents, l’enfant se voit de moins en moins influent mais de plus en plus important en tant qu’utilitaire et enjeu d’une guerre qu’il déteste et à laquelle il se voit forcé de participer.