A chacun sa place :
Les bourgeois démocrates se présentent aux élections, les partis révolutionnaires préparent la Révolution.
En réalité, le NPA et FO ne sont pas des partis révolutionnaires susceptibles de renverser le système. Une preuve : leurs leaders ne sont pas en prison, ils ont même la possibilité de passer à la télé. Le NPA et FO, tout comme le Front de Gauche, font aujourd’hui partie de la tradition Sociale Démocrate (celle qui remonte au 19ème, pas la ’new-wave’ libérale de ces dernières années qui est simplement de Droite (PS et compagnie...)). En ce sens, encore une fois, le Front de Gauche est légitime : Il ne prétend pas être ce qu’il n’est pas, il revendique la possibilité d’une Révolution Démocratique.
Le NPA et FO par contre cherchent à se faire passer pour des partis révolutionnaires (ou trotskistes) alors qu’ils ne le sont pas. Donne-t-on des cours de stratégie militaires au NPA ? Non. Stock-t-on des armes au NPA ? Non. Etablie-t-on une liste précise des personnes à emprisonner après la Révolution au NPA ? Non. Pratique-t-on la Révolution permanente au NPA ? Non. Ni le NPA ni FO ne sont des partis révolutionnaires.
Si on veut des exemples de partis authentiquement révolutionnaires en Europe de l’Ouest, on pourra par exemple citer
Batasuna. Leurs leaders sont en prison, leur parti est interdit, leurs militants se font régulièrement torturer, ils pratiquent la Révolution permanente (
Kale Borroka), et entretiennent un noyau de résistants formés à la lutte armée (
Euskadi ta Askatasuna). En Euskadi, pas une banque ne peut rester ouverte sans avoir son rideau de fer baissé sous peine de recevoir une pluie de cocktail molotov dans la journée.
Batasuna ne se réclame pas directement du Trotskisme. Normal, la 4ème internationale a fait son temps... Il serait peut-être temps de passer à une cinquième et de renouveller un peu nos références.