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easy 6 décembre 2011 20:58
easy

Vous me faites trop penser à Richard Durn.
Lui aussi avait des recettes magiques pour sauver le monde et lui aussi était dépité que les gens ne l’écoutent pas.

Que chacun expose ses idées, surtout en ce moment, oui oui et oui. Mais d’une part chaque inventeur doit réaliser qu’il n’est certainement pas le premier à avoir eu « cette idée géniale » et qu’elle n’est pas forcément si géniale qu’elle en a l’air.

Vous vous posez régulièrement en découvreur de concepts. Ca ne mange pas de pain. Mais faites quelques expériences en invention de choses plus concrètes du genre « Dispositif visant à éviter les coincements de doigts dans les portes » Faites un descriptif +dessin puis pointez-vous à l’INPI et vérifiez.
Ouh la la ! 
Yen a eu dix mille qui sont passés sur ce sujet avant vous et votre idée hypergéniale a déjà été tournée et retournée dans tous les sens (A vous faire remarquer que malgré les milliers de brevets déposés sur ce sujet, aucune de ces inventions n’est passée dans la pratique et les portes coincent toujours nos doigts)

Chacun de nous doit à la fois avoir l’audace de penser en pionnier et à la fois être très disposé à admettre n’être pas si génial que ça.

Ici, vous nous porposez une idée pour sortir de la crise. Rien ce ça. Nous sommes 7 milliards à paniquer mais vous, Bernard, vous avez trouvé la soluce.
Il s’agit de créer du papier qu’on donnerait aux pauvres, à ceux qui ne produisent rien.

Personne ne s’étant intéressé à votre idée géniale, je ne suis fendu d’une tite explication montrant que votre papier sans contrepartie ni d’or ni de menhir, ni de danse, ne vaudra rien et comme il ne sera pas distinct du papier cher à obtenir, il provoquera une perte de valeur du billet global.


Mais loin de suivre un tant soit peu mon raisonnement, vous n’en démordez pas de votre génie et vous me répondez que ceux qui ne travaillent pas ne sont pas des oisifs, qu’ils ne sont que des chômeurs (OK mais ils ne produisent pas de valeur pour autant) puis vous posez qu’un oisif ou chômeur, quand il tend la main à quelqu’un qiui se noie, il crée une valeur considérable.
Enfin, vous concluez que si le monde ne s’en sort pas, c’est parce qu’il ne vous aura pas écouté.

Il se trouve que de tous temps, va savoir pourquoi, il a toujours été considéré que chacun devait porter secours à un noyé. Et que ce geste, qui est parfois très dangereux à accomplir, ne peut valoir à son auteur que de la reconnaissance, d’abord de la part de son sauvé (qui la plupart du temps, selon la SNSM, ne revient plus jamais voir son sauveteur) et aussi de la part de la Société entière. Mais un tel geste ne doit pas être rétribué. Sinon, face à un noyé ou incendié, le sauveteur putatif commencera à négocier son prix, ce qui est inadmissible, n’est-ce-pas ?

Il n’est donc pas possible de payer quelqu’un parce qu’il a sauvé un noyé et encore moins parce qu’il pourrait éventuellement sauver un noyé.



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