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armand 16 janvier 2007 18:17
armand

Certes, mais il ya une pression psychologique très forte : beaucoup de jeunes sont obsédés par l’achat de leur logement (contrairement à mon cas, dans les années 70-80 personne autour de moi ne songeait à être proprio) ; ils y sont encouragés par leurs familles qui les aident (en visitant ces derniers temps des apparts à vendre à Paris je suis tombé régulièrement sur des bébé-couples sponsorisés par papa-maman. Et ils sont prêts à hypothéquer leur avenir, jusqu’à trente-quarante ans de traites si c’était possible). De plus, on leur a raconté que « la pierre ça monte toujours » et ils sont trop jeunes pour se souvenir du début des années 90. Ajoutez à cela des incitations fiscales comme l’exonération de la taxe des plusvalues pour la résidence principale. Quant aux prix prétendument plus bas en France, hormis certaines régions, ce n’est plus le cas. Et pour une même superficie Paris est aussi cher que Manhattan, malgré des salaires nettement moins élevés. La vraie mesure de la bulle c’est la déconnection entre le prix et la valeur locative : les loyers sont, certes, beaucoup trop chers pour la plupart des gens dans le libre, mais s’ils étaient réellement gagés sur un retour sur investissement normal, ils seraient encore plus élevés.

Seule solution, à mon sens, menacer l’immobilier d’un encadrement des loyers et d’une taxation des plusvalues, interdire les ventes à la découpe (ou les rendre inintéressantes en augmentant la fiscalité). Pour qui crierait au communisme, cette politique fut celle de tous les gouvernements, notamment gaullistes, avant qu’on ait décidé, sous Mitterrand, que les prix étaient trop bas et qu’il fallait augmenter !



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