@Eric
« puisque cela signifie quand
même que la forme de propriété du capital importe peu et en tout
cas, dédouane largement les « vrais capitalistes »
eux mêmes en tant qu’individus... ».
Il
n’y a pas de vrai ou de faux capitalistes, cher ami. Il y a des
capitalistes, lesquels se déclinent de diverses façons. Pour
schématiser : privée (un ou plusieurs individus) ou publique
(l’Etat supposé représenter les intérêts de la nation). A titre
d’exemple : la nationalisation de l’entreprise Renault en 1945,
n’a pas fait de celle-ci une structure relevant du micro-socialisme.
L’Etat propriétaire (se substituant à des individus) n’a pas pour
autant rompu avec la logique du capitalisme évoquée ci-dessus. Ce
qui signifie aussi qu’un processus de « collectivisation »
ou de « nationalisation » n’obéit pas automatiquement
à une logique d’essence socialiste.
Idem
pour ce qui du principe de « planification » : la
France a connu 10 plans, géré par le Commissariat général du
Plan, de 1946 à 1992, tout en demeurant une économie capitaliste,
certes mixte (mi-privée ou libérale, mi-publique ou étatique) mais
capitaliste tout de même !