Petite remarque (mesquine) à l’étudiant de Sciences Po (et au correcteur de Word) :
« en terme de libertés publiques »
Copié sur Internet :
Toujours en termes de.... (Rapprocher de : Je suis en excellents termes avec elle. Elle est en très bons termes avec ses sœurs.)
Initialement, il s’agissait des termes d’un langage spécifique (un jargon professionnel ou scientifique, au sens non péjoratif du terme). En termes de philosophie, pour reprendre l’exemple académique cité par Grevisse.
L’expression a pris, dans la langue moderne, un tour plus extensif (voir votre question qui porte sur une problématique particulière et ses enjeux ou solutions, et non sur l’expression à partir de mots choisis dans un vocabulaire approprié. Le Bon Usage
constate, du point de vue de la norme, l’illicéité de cette extension
qui n’en est pas moins devenue courante aujourd’hui... mais nécessite
dans tous les cas le maintien du pluriel initial : l’écrit porte les
traces de l’histoire de la langue !
Même à propos d’un mot particulier, terme se met au pluriel dans l’expression en termes de « dans le vocabulaire de (telle spécialité) » : En termes de Philosophie, il se dit de Toute doctrine qui consiste à ramener la notion du bien à celle de l’utilité (Ac. 1935, [au mot] utilitaire).
— Cela vaut aussi pour l’application élargie que connaît depuis peu
cette locution et qu’ignorent encore les dict[ionnaires] : °En termes d’efficacité, je préfère la banque X [1].
Grevisse et Goosse, le Bon Usage, 14e édition, § 512, b, 3°.