Indépendamment des discussions méthodologiques quant à la pertinence des chiffres du chômage en France et et plus généralement dans l’UE, il faudrait faire remarquer que comparaison n’est pas raison : d’une part, en raisonnant à partir de la moyenne, vous faîtes abstraction du fait que la moyenne n’est pas résistante aux extrêmes. Et l’Espagne en constitue un, qui à lui seul doit faire augmenter de 0.5 point le chômage.
Ensuite, quand on parle de chômage, il faut dissocier chômage structurel et conjoncturel. Structurellement, le chômage français est plus élevé que celui des autres pays européens. Notamment, à cause d’un droit du travail plus encadré. Néanmoins, les rigidités du marché du travail français fait que le nombre de travailleurs précaires et moins important qu’en Allemagne et qu’en cas de très mauvaise conjoncture, le chômage augmente moins fortement.
En gros, je ne crois pas que ces succès très très très relatifs puissent être mis au crédit de Nicolas Sarkozy.