LO à part faire du catéchisme marxiste on ne voit pas bien ce qu’ils trafiquent. Réciter par cœur le Manifeste et brandir des marteaux et des faucilles à tous les coins de rue c’est pourtant assez éloigné du marxisme. Arlette et ses potes se contentent de faire du populisme gauchiste d’opérette pendant les élections et déblatèrent du dogmatisme marxiste-léniniste en interne sans jamais chercher à changer de disque (ou au moins à varier quelques mélodies). Ils n’ont absolument aucun esprit critique, aucune faculté d’adaptation aux évolutions de la société, et sont donc condamnés à fonctionner comme une secte de quelques milliers de personnes qui plafonne à 1 % des voix aux élections. Dans le FdG on a les mao du PCOF, qui sont tout aussi old shcool, mais sont très ouverts d’esprit et acceptent volontiers de sortir de leurs propres sentiers battus. Contrairement à eux, LO va finir comme le POI : un groupuscule de vieux croutons déphasés reclus dans leurs cellules pseudo-clandestines qui brassent de l’air dans l’inefficacité et l’inutilité la plus totale.
Quant au NPA... Ah le NPA, ce parti qui est passé de 9000 à 3000 militants, sans cesse coupé en trois, puis en deux, toujours en proie à des questions existentielles et enfermé dans un débat sans fin sur les orientations stratégiques. Ce parti dirigé par des profs puristes qui passent leur temps à s’écharper les uns les autres et à se regarder le nombril. Pour quel résultats ? Les voila maintenant à soutenir à l’élection présidentielle un candidat qui n’a pour lui que son label rouge prolétarien, quémandant des signatures auprès des maires en faisant valoir un « besoin de diversité démocratique » tout à fait pathétique. Si le NPA avait atteint un seuil critique de développement, il les aurait eu ses signatures. En tous cas leurs militants ne se sont pas laissé aller : pas moins de trois scissions en trois ans : la Gauche unitaire, qui a rallié le Front de gauche, les animateurs de l’Appel et la pioche, qui ont intégré le PG, et Convergences et alternative, qui ont rallié le Front de gauche ! Et je ne parle pas des dissidences locales : dans le Limousin, les antennes locales du NPA n’ont absolument pas envie de s’inscrire dans une stratégie de marginaux voués à plafonner à 0,5 % des voix en accusant tout le monde de traîtrise.
Au Front de gauche, on a réussi à dépasser les questions existentielles des uns et des autres, et c’est pour ça que ça marche. On a pas besoin de l’expertise de quelques dogmatiques cornerisés pour mettre au point un programme de rupture anticapitaliste et pour l’appliquer sans, voire contre la social-démocratie. Les militants de base n’en pensent pas moins, et Mélenchon est fort peu éloigné de leurs aspirations.