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gordon71 30 janvier 2012 16:56
gordon71

joxe ?


c’est bien le ministre de l’intérieur de françois mitterand qui a instrumentalisé l’affaire de carpentras :
 alors qu’il était le mieux placé pour savoir où se portaient les soupçons 

il a choisi délibérément de mentir et de diaboliser le FNational après l’avoir fait monter pour battre la droite il fallait le diaboliser pour l’amoindrir et l’exclure de la représentation nationale 

l’histoire décidément, à tendance à se répèter

Le Point constate, six mois après la profanation, que l’opinion a « le pénible sentiment d’avoir été roulée dans la farine  » et dénonce « les apprentis-sorciers de la surchauffe médiatique ». 
En oubliant simplement d’exhumer ses propres textes et de battre sa coulpe. 

Pour gagner des lecteurs, tous les médias ne peuvent pas, comme Le Figaro, distribuer matinalement - gratuitement - un exemplaire du journal avec des croissants, aux habitants du XVIe ... 
Il leur suffit, plus simplement, d’exploiter à fond le sensationnel - surtout lorsqu’il va dans le sens du pouvoir - et puis, plus tard, quand l’émotion retombe parce que les faits reprennent leur vraie dimension, de se refaire une virginité en expliquant que seuls les autres étaient responsables. 
Ainsi pour les fausses exécutions de Tîmisoara. Ainsi, plus près de nous, de la profanation du cimetière habiroux de Carpentras, voilà six mois. 
Celle-ci fut commise huit jours après le vote en première lecture de la scélérate loi Gayssot, et cinq jours avant la publication du rapport du député socialiste Marchand, préconisant la naturalisation en masse des étrangers, et qui devait servir de base au débat parlementaire sur l’immigration, prévu pour la fin mai. 
L’affaire de Carpentras tombait à pic, comme une sorte de divine surprise. Le pouvoir n’allait pas se priver de l’exploiter, et de quelle manière ! Avec la complicité franche et massive de la grande presse, particulièrement ... empressée. 
Aujourd’hui. la manœuvre spécialement dirigée contre le Front national (dont la montée inquiétait) ayant échoué, cette même presse tente sans vergogne de récupérer les sympathies lepénistes. Après la calomnie, les sourires. La ficelle est bien grosse ! 
Jean Daniel peut bien reconnaître, six mois plus tard, dans le Nouvel Observateur, qu’à Carpentras « on s’est fait une fantasmagorie de l’atroce  » ; dans la revue Le Débat de septembre-octobre 1990, le sociologue de gauche Paul Yonnet peut bien dénoncer « la profonde erreur qui a consisté à vouloir faire de Le Pen et du Front national en bloc le bouc émissaire de la profanation ». Il est bien temps ! 
Mais que penser du cynisme du Point qui, le 5 novembre dernier, barrait sa couverture d’un énorme titre Carpentras, l’exigence de vérité, et consacrait un gros dossier à l’affaire ? Toujours pour vendre du papier, sans doute. 



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