Et surtout quand on sait que le salaire minimum dans la fonction publique prime de productivité et sectorielle comprise est de l’ordre du double de ce smic (1309 euro brut au plus bas échellon aprés 5 ans d’ancienneté, contre 727, 17 euro en 2009 pour le smic dans le privé) et qu’à ces fonctionnaires surnuméraires on va demander un effort supplémentaire de 10%....( source Ministère des finances grec)
Que la manif s’est faite à l’appel des deux grandes centrales syndicales ( L’une représentant exclusivement la fonction publique, nombreuse, puissante, et en croissance, l’autre le privé très faible dans ce pays de PME) ( source SUD).
Mais au fond c’est assez logique, il est plus facile de ponctionner les travailleurs du privé peu organisés que de se mettre à dos les puissants syndicats de la fonction publique. C’est une question de rapport de force.
Au fond, c’est un peu la même chose que chez nous ou la réforme des retraites s’est traduite une fois de plus par une amélioration relative pour les employés du public contre une austérité croissante pour ceux du privé. ( voir l’analyse chiffrée de la revue commentaire).
C’est aussi pour cela que dans les deux cas, au lieu de diminuer à court terme le nombre de fonctionnaires pour faire des économies tout de suite, on préfère le un sur deux, ou le un sur 5 en Grèce, reportant le poid de l’ajustement sur les jeunes plutot que de répartir les sacrifices sur les différentes générations.
C’est beau un collectif de fonctionnaires de gauche en lutte pour la justice sociale !