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Magnon 13 mars 2012 01:26

A partir « du Japon dévasté par l’atome militaire », j’ai glosé sur les techniques de bombardement, pendant la deuxième guerre mondiale, c’était un peu loin du sujet, mais on peut y revenir !
Il y en avait deux la tempête de feu et la conflagration !

La tempête de feu pouvait être provoquée par temps calme et sec, au moyen d’un bombardement massif de quelques minutes, avec des bombes principalement incendiaires, les explosives étant petites et ne servant qu’à casser porte et vitrage pour permettre la pénétration des flammèches. Les incendies se réunissent en un seul foyer continu, qui génère un énorme tirage, une chaleur de four malgré un vent associé à ce tirage pouvant dépasser la tempête, plus de 120km/h, tout brûle, rien d’organique ne subsiste dans les kilomètres carrés concernés par ce feu général.
Les descriptions sont terrifiantes, l’air est brûlant comme dans un four, des gens marchent dans la rue, s’arrêtent tombent et se mettent à brûler, le vent brûlant pénètre dans les abris, chassant les occupants, lorsqu’ils sortent, ils sont soulevés par le vent, les places de moins de 100 m de coté ne sont pas des abris et on y retrouve des milliers de morts, l’asphalte des rues brûle et il n’en reste que du gravier et du sable, des avions furent perdus, les ailes brisées après avoir été pris pas la colonne de fumée, d’autre furent projetés 1000 m plus haut en quelques secondes...

La deuxième technique, la conflagration, nécessitait un vent bien établi en force et direction les foyers se réunissait en un front unique comme un feu de forêt en brûlant tout sur le passage du front.

La lutte contre l’incendie n’est dans le deuxième cas possible que dans des secteurs limités, totalement impossible dans le premier !
Des publications anciennes que j’ai conservées, parlaient d’un rendement de 1,3 morts par tonne de bombes pour la conflagration et 9 pour la tempête de feu, en précisant que le rendement devait être meilleur, car retrouver des cadavres était difficile, beaucoup étant entièrement calcinés...

Je suis surpris qu’un aussi fin archiviste que Morice ne ne connaissent pas ces documents, qui furent pourtant publiés dans le cadre de la protection des populations, (mises à l’abri, protection contre les retombées radioactives, réseau d’alerte...). Il est vrai que la mise à l’abri, n’a pas été bien soutenue en France, la « guerre des taupes » a eu beaucoup plus de succès dans des pays comme la Suisse ! Une recherche Google ne m’a pas permis d’en retrouver trace et l’article de Wikipédia ne distingue pas feu généralisé, conflagration et tempête de feu

Pour revenir au sujet, par exemple, l’essence, c’est très bien dans sa voiture, pour se déplacer, mais avec du savon, c’est du Napalm ! le nucléaire est aussi à double face, très bien pour fournir de l’électricité et du chauffage pas cher, mais aussi, on peut en faire des bombes, particulièrement terribles !

Pour revenir au sujet, de l’énergie pas chère, qui n’est pas aussi difficile à extraire que le charbon, c’est un bel avenir riant et il est normal qu’une société cinématographique qui produisait beaucoup de documentaires, parle en terme élogieux de l’énergie nucléaire.

Pour l’humour de la situation, il faut noter que les techniques américaines de fabrications de réacteurs nucléaires sont passés entre des mains japonaises. L’ABWR, le réacteur à eau bouillante est fourni par une coentreprise entre Général Electric, Hitashi et Toshiba.
Westinghouse qui fourni les réacteurs à eau pressurisée, a été racheté par Toshiba. Sa licence vendue à Framatome a permis le développement du parc nucléaire français.
Mais maintenant, le nouveau réacteur optimisé de Westinghouse, l’AP1000, risque d’être un redoutable concurrent du le REP d’Areva, qui n’est que l’évolution continue d’un même modèle !



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