. Jusqu’à la fin du XX° siècle on donnait une bonne éducation, dans l’ensemble, à une petite partie d’une classe d’âge, que nous dirons privilégiée. Aux autres on donnait une assez bonne éducation aussi, mais plus limitée, plus partielle, mais solide (les paysans de 90 ans ont aujourd’hui une bien meilleure orthographe que leurs arrière-petits-enfants). A cette situation injuste on voulait mettre fin. On a voulu donner à tout le monde la bonne éducation injustement réservée jusqu’à alors à quelques-uns. Le résultat, hélas, est que plus personne ne reçoit une éducation de bonne qualité. Tous les professeurs, y compris ceux de l’enseignement supérieur, disent qu’ils doivent sans cesse simplifier leurs phrases, limiter leur vocabulaire, réduire leurs allusions culturelles parce qu’elles ne sont pas comprises, la culture générale étant morte. Voilà le résultat d’un demi-siècle d’efforts et de dépenses inouïes pour éduquer toujours mieux toujours plus d’enfants.