Doit-on
faire un lien entre la démence idéologico-pathologique du tueur implacable de
militaires et d’enfants, de maghrébins de juifs, et d’antillais, et l’ambiance
de castagne qui régnait jusqu’alors dans la campagne présidentielle et qui
pourrait reprendre après la parenthèse de solidarité ? Difficile de
répondre, mais sans doute des prises de conscience vont s’opérer et modifier le
déroulement des rapports entre candidats. L’empathie avec les familles victime
de cette horreur est une chose, le débat démocratique, même musclé en est une
autre. Le nivellement des discours n’a jamais été signe de bonne santé du
pluralisme.