Asselineau, c’est un Soral en moins charismatique et plus intelligent. Il fait des analyses intéressantes, avec une certaine pertinence, puis de plus en plus il dérive dans une espèce de délire de persécution (car bien entendu s’il n’a pas réunit les 500 signatures c’est parce qu’il en a été empêché, hein, « il y a eu des ordres d’en haut », comme on dit) accompagné d’une mégalomanie croissante (il s’imagine de plus en plus que tous les puissants de ce monde s’intéressent à lui, pour lui mettre des bâtons dans les roues) au point d’en perdre tout discernement et d’adopter une attitude qu’on ne peut qualifier que de « sectaire » sans être caricatural.
Asselineau aurait dû tranquillement continuer son analyse de l’UE et du système international, l’approfondir (car il manque singulièrement de contenu en ce qui concerne la réalité des actes gouvernementaux) et la diffuser, tenter d’instaurer une « hégémonie culturelle » pour citer Gramsci, une véritable entreprise de « soft power » en quelques sortes. Il aurait mille fois plus efficace pour diffuser l’esprit critique qu’en tentant bien maladroitement de se lancer dans l’action politique.