Vous citiez Ratzinger...
Je crois que ce débat dépasse la simple sphère Chrétienne, et ce que vous dites rejoint un peu le discours de Benoit XVII sur la foi et la raison, sur l’éthique et sur la science. Je fais une copie d’une petite partie de son discours, sur lequel décidément, rien n’a vraiment été dit d’autres que des simplifications hatives :
« Je reviendrai encore sur ce point. Pour l’instant, il faut d’abord constater que, conduite dans cette perspective, toute tentative visant à ne conserver à la théologie que son caractère de discipline « scientifique » ne garde du christianisme qu’un misérable fragment. Il nous faut aller plus loin : si la science dans son ensemble n’est que cela, l’homme lui-même s’en trouve réduit. Car les interrogations proprement humaines, « d’où venons-nous », « où allons-nous », les questions de la religion et de l’éthique, ne peuvent alors trouver place dans l’espace de la raison commune, délimitée par la « science » ainsi comprise, et doivent être renvoyées au domaine de la subjectivité. Au nom de ses expériences, le sujet décide ce qui lui semble acceptable d’un point de vue religieux, et la « conscience » subjective devient, en définitive, l’unique instance éthique. Cependant, l’éthique et la religion perdent ainsi leur force de construire une communauté et tombent dans l’arbitraire. Cette situation est dangereuse pour l’humanité. Nous le constatons bien avec les pathologies de la religion et de la raison, qui nous menacent et qui doivent éclater nécessairement là où la raison est si réduite que les questions de la religion et de la morale ne la concernent plus. Ce qui nous reste de tentatives éthiques fondées sur les lois de l’évolution ou de la psychologie et de la sociologie est tout simplement insuffisant. »
Bien à vous
Bill