Cela fait une décennie que le FN est sous-estimé :
- aux régionales de 2004 en Île-de-France, Marine Le Pen (tête de liste) était donnée à environ 18%, elle n’a fait que 12%
- aux européennes de 2004, le FN était donné entre 14% et 16%, il a fait 9%
- à la présidentielle de 2007, Jean-Marine Le Pen était donné entre 13% et 16%, il a fait 10,5%
- aux législatives de 2007, le FN était donné entre 7% et 10%, il a fait moins de 5%
- etc., etc.
D’ailleurs, quand on les a interrogé sur le sujet, les sondeurs se sont expliqués clairement : « en 2002, on a été engueulés parce qu’on avait sous-estimé Le Pen, mais quand on le surestime personne ne nous dit rien, donc on continue », ont-ils dit en substance.
Sachant que sociologiquement un FN au-dessus de 20% est fortement improbable pour ne pas dire totalement impossible, les sondages qui ont donné Marine Le Pen à 23-24% la redressaient manifestement largement à la hausse. Si elle devrait éviter de retomber à 10% comme son père en 2007, je ne la vois pas réaliser les 16% record de ce dernier, mais plus surement se retrouver légèrement en retrait par rapport à l’étiage de 14-15% du FN depuis 1988 du fait de la perte d’une partie du tiers d’électeurs « antisystèmes » du FN.