Mais ce n’est pas cassandre qui fait cette lecture, ce sont les djihadistes qui la font, et s’en appuie pour mener leur politique violente.
Cassandre montre juste qu cette lecture est présente sans faire de tour de passe passe, juste en posant le contenu de versets du coran.
Ce n’est pas comme si d’après un texte il fallait aligner plusieurs raisonnements, parfois sans liens direct avec ce qui est écrit, pour arriver à des appels guerriers alors que le texte original en lui même ne le dit pas de façon explicite. Là oui on peut parler de déviation, de perversion d’un discours.
L’hypocrisie et le mensonge est dans le fait de dire que le coran est un texte qui repose sur des idées pacifistes et tolérantes, et que les actions violentes vont à l’encontre de ce qu’enseigne le coran.
Après les hommes peuvent être meilleurs que leurs textes religieux, parce que l’homme est un animal sociable et doué de raison, donc l’histoire n’a pas mis que des fanatiques bavant à la tête des nations, même si les leaders pouvaient attacher une certaine importance à leur religion, elle ne contrôlait pas tout le champs de leur action. Le moyen âge a connu des leaders éclairés, malgré tous les troubles, même Charlemagne qui combattait les musulmans en Espagne avait des contacts avec d’autres musulmans à l’est.
Les hommes de bonne volonté sont au dessus des textes religieux violents.
Mais tout ça n’a rien à voir avec la religion justement, c’est possible quand les chefs ne sont pas enfermés dans les dogmes religieux. Les problème d’hégémonie religieuses n’ont pas été les seuls moteurs politiques de l’histoire du moyen âge et après que ce soit pour les royaumes musulmans ou chrétiens.
Et je dirais que si parfois la politique peut envenimer la situation, dans les relations chrétienté-islam elle a parfois aidé les relations entre rois/empereurs de chaque religion.
Même pendant la période des croisades, il y a eu des alliances croisées entre croisés et musulmans. SI je me rappelle bien un passage du livre « les croisades vues par les musulmans » il décrivait deux alliances chrétiens-musulmans l’une contre l’autre à un moment donné.
Le « l’ennemi de mon ennemi peut devenir mon allié » a s’ouvrent été utilisé, et d’ailleurs il a souvent été utilisé par les américains avec les islamistes, notamment en Afghanistan.