Article terminus.
Généralement vous m’emmerdez Monsieur Dugué avec vos ratiocinations de philosophe de salon. Toutefois, cette fois, il y a comme une lumière, une synthèse qui s’impose dans la cacophonie et qui énonce le fait simple, sans digression.
Je n’ai jamais cru à la fin de l’histoire. Aujourd’hui, cependant, c’est clairement la fin d’une histoire. Notre malheur étant que nous sommes d’une génération qui ne sera plus là pour contempler la nouvelle.
Nous sommes la génération de la fin d’automne, après les premières gelées, qui a fait le plein de champignons et qui attend la neige, sachant pertinemment qu’elle ne passera pas l’hiver. Le feu s’éteint, Monsieur Dugué, et nous n’avons plus de bois.
Tout n’est-il pas dit ?