Mouhai. Une histoire de partis, évidemment.
Pas très démocratique, tout ça.
Comme quoi, les systèmes prétendument représentatif, qu’on soit « de gauche » ou « de droite », c’est chat blanc et chat noir 
Tu ne crois pas qu’il y a comme des contradictions entre le programme du FdG et la désignation du FN comme l’ennemi à battre ? Moi j’avais cru que l’ennemi, c’était les technocrates de Bruxelles, le monde de la finance et des banques et l’atlantisme béat.
On peut détester les idées du FN, mais jusqu’à preuve du contraire, le FN n’a jamais gouverné en France. Je ne dis pas ça pour défendre le FN, mais pour montrer que choisir le FN comme cible est incohérent avec le programme annoncé, notamment en ce qui concerne le fait de changer le système et contrecarrer l’offensive ultralibérale. Dans ce cas, il me semble bien que l’ennemi n’est pas le FN, mais l’UMP autant que le PS en premier lieu (ce sont eux qui ont fait la politique de la France depuis ... Ben depuis la fin de la seconde guerre mondiale, au moins !
Tu n’as pas le sentiment (en particulier au vu des résultats) que le FN a servit d’épouvantail pour détourner les forces de gauche populaires au bénéfice de la « gauche » traitresse du PS ? D’ailleurs, n’as-tu pas l’impression que le FN n’a jamais été utilisé que de cette façon, EN PARTICULIER par les partis de gauche, depuis sa création ? N’as-tu pas la puce à l’oreille et ne perçois-tu pas que cette attitude a toujours eut pour conséquence (et pour vocation) le maintient du status quo, la préservation du système ?
C’est là que je trouve l’action de Jean-Luc Mélenchon et du Front des Gauche suspect. En ce qui me concerne, le Front des Gauche, j’ai voulu y croire, et Jean-Luc Mélenchon aussi, j’y ai cru. Mais là, je me sent trahis. Vraiment. Ceux qui tirent un véritable bénéfice de la stratégie de campagne de J-L M. et du FdG, c’est : le PS (« gauche » traitresse et vendue), le FN (ceux qu’il fallait soit-disant battre, et qui sortent renforcés) et bien entendu : le système et son status quo.
Les perdants ?
Le peuple.
Cherches l’erreur, Ariane.
Cordialement,
Morpheus