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Morpheus 19 juin 2012 17:12
Morpheus

@ Ariane

Je crois que la difficulté n’est pas dans l’union interraciale, mais dans les incompatibilités entre croyances culturelles (souvent liées à des croyances religieuses). Ces croyances forment le socle des croyances, mais aussi le socle identitaire. Lorsque deux peuples (quelque soit leur race)
ont certaines croyances et traditions qui sont antinomiques, il est difficile de les concilier. Il faudrait pour cela que chaque partie accepte d’abandonner une partie de ses croyances, donc une partie de ce constitue leur identité sociale (à laquelle certaines personnes sont plus attachées que d’autres, ce qui ne facilite pas les choses, mais est compréhensible par le besoin de reconnaissance du groupe).

Or, on peut comprendre qu’il soit difficile de demander à un français d’abandonner une partie de ses croyances (assimilé à l’identité) au profit de croyances qui ont été combattue par ses ancêtres, dans son propre pays, au profit d’une entente avec des immigrés. Il semblerait plus logique que ce soient les immigrés qui adaptent leurs croyances à celle du pays qui les accueille. Et ce que je dis n’a rien de raciste.

Bien sur, les diverses tensions géopolitiques viennent considérablement compliquer la donne, rendant la compréhension du phénomène de racisme et d’intolérance (souvent mutuels) plus difficile à appréhender.

La solution serait, je crois, dans la recherche des BESOINS communs des uns et des autres : si ces besoins (à ne pas confondre avec envies ou désirs) sont rencontrés, le fait d’abandonner de veilles croyances devient plus facile. Finalement, toutes ces haines et ses intolérances ne sont que l’expression tragiques du sentiment d’impuissance face une situation d’injustice sociale qui ne peut pas se résoudre par le conflit entre français (ou européens) et immigrés, mais par l’union de ces enfants du peuple humain contre ceux qui les exploitent, les uns comme les autres, et se maintiennent au pouvoir, notamment par la vieille technique du « diviser pour mieux régner ».



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