Bonjour !
ouf ! les épreuves écrites sont terminées. Coïncidence sans doute, mais cette image-ci de la salle de composition évoque pour moi graphiquement un échiquier ...psychologiquement aussi, on joue une sacrée partie.
Mais je dramatise et les candidats ne semblent pas prendre cela autant au sérieux, selon vos observations.
Au fond les mentalités ont-elles autant changé ? J’en doute. Peut-être y a t-il plus d’outrance chez les « jemenfoutistes » ? mais, de tous temps on en a connu.
Risquer de diminuer ses chances de succès en rendant sa copie trop tôt relève de l’inconscience, pour le moins et à mon avis c’est un manque de respect mais je le répète, il y a toujours eu des jeunes gens de cette sorte.
Respect. Quand au seuil de la vraie vie, vous n’avez pas conscience de tous les efforts qu’il y a eu, « derrière vous », pour vous amener jusque là. Efforts de vos professeurs et vos parents, de la nation également.
D’aucuns ont dénigré, dénigrent et dénigreront le « pont-aux-ânes » mais reconnaissons que, depuis Napoléon, on n’a pas trouvé mieux. Ca vous classe qu’on le veuille ou non.
Je me souviens, quand j’ai reçu le papier, de sa banalité, une fois acquis. Ce n’était que ça ? et, avec les yeux qui piquent un peu de l’émotion ressentie devant les listes d’admission, mon esprit fait ressurgir les voix tremblantes des copains recalés et ma compassion pour eux...Dur de frimer dans ces moments-làEt c’est ça au fond : « on déconne, on déconne » car « on n’est pas très sérieux quand on a dix sept ans » (Rimbaud ) et le retour aux réalités est très dur. C’est la prépa qu’on rate, l’IUT où on n’ira pas...et un tas de projets (y compris de loisirs) qui tombent à l’eau...
Très peu après mon bac, tombé de force dans l’armée, j’entendais bien malgré moi l’explication qu’on me donnait pour être de corvée (chiottes, abords, pluches, garde... hihi !) : « Il en faut ! Ben oui, faut qu’on en baise ». 20% de victimes au bac ( de baisés comme ils disent) La vie civile n’est guère plus tendre ! Dure est la loi, mais c’est la loi !