1/ Il y a plus de viols dans les pays où la prostitution est autorisée —>cela un crée un climat symbolique où l’exploitation sexuelle des femmes est rendue licite (et dieu sait si nous sommes pétris de symboles).
2/ Les pays où la prostitution est autorisée ont plus de prostituteurs : 11 ou 12 % des hommes allemands ont eu recourt à un/une prostitué-e dans leur vie contre 9 en France,... et 64% en Thaïlande... Donc oui, légaliser la prostitution pousse les hommes à la consommer.
3/ Plus il y a de prostituées, plus il y a du trafic. Après la Roumanie, la Bulgarie, la Pologne, nous voyons les camerounaises, les nigérianes arriver par vague. Sans passeport, sans titre de séjour, avec des dettes. Et oui, ces filles sont paumées, et oui, elles sont exploitées. Et oui, parfois elles ont même accepté de venir de leur plein gré parce qu’entre crever de faim là-bas et sucer des bites ici, il y a déjà le début d’un progrès pour elles. Néanmoins, comme on parle bien de traite humaine à fins d’exploitation sexuelle, leur consentement n’entre pas dans la donne (cf. texte de lois internationaux sur la TEH, Convention de Palerme entre autres),
4/ OUI, les prostituées sont maquées. Dire que les chiffres sont flous est un mensonge, ils ne le sont pas, il suffit de se rendre sur le terrain pour le constater : les prostituées de rue le sont toutes, d’une façon ou d’une autre (mari, frères, enfants, maquereau, réseaux,...). Elles cessent de l’être quand elles dépassent la cinquantaine (plus rentables). Ici, les violences subies par ces femmes, protégées ou pas, incluent coups et blessures graves, le viol (punition) l’amende (payer pour avoir le droit de continuer), le meurtre (trois prostituées assassinées dans l’indifférence quasi-générale ces trois dernières années dans une ville de moins de 20 000 habitants).
5/ Oui la prostitution est le résultats de contraintes : contraintes externes (réseaux, maquereaux, maison de dressage, dettes, chômage, toxicomanie) ET contraintes internes (inceste, viol, troubles psychologiques sevères, comportements à risque, mise en danger de soi, dévalorisation systématique de sa personne), ON ne né pas prostitué, on le devient par un long processus de désagrégation mentale. La preuve ? Même si vous crevez de faim demain, vous n’irez pas vendre votre cul pour survivre : vous essaierez de faire à peu près tout ce qu’il est possible pour ne pas en arriver là.
Quant à parler de métier et de travailleurrs du sexe, faites bien gaffe à ce que vous dites. Parce qu’en Allemagne, depuis que les Eros Center sont légaux et la prostitution « un travail comme les autres », les conseiller du Pôle Emploi proposent à des femmes au chômage d’y travailler. Elles perdent leur droit à l’assurance chômage si elles refusent (normal, puisqu’e « c’est un travail comme un autre »).
La prostitution , c’est toujours chouette quand ce n’est pas celle de votre femme, de votre fille, de votre soeur, de votre mère. Mais quand on proposera à votre soeur, votre mère, votre fille, votre femme d’aller faire ce métier comme un autre parce que c’est le plus vieux métier du monde, etc etc, comment réagirez-vous ? Parce que c’est ça qui nous pend au nez....................
Quant à parler d’autodetermination, comment peut-on pointer cet argument quand quasiment toutes les personnes prostituées ont un passé incluant des violences sexuelles type inceste ? Les chiffres sont sidérants ! Au Bois de Boulogne, une enquête a montré que 85% des prostitué-e-s en activité avaient été violé-é-s avant d’entrer en prostitution, alors parler d’autodétermination est une belle hypocrisie après ça. Autodétermination de qui ? Du fort sur faible ? Du violeur sur le violé ?