Monsieur CHALOT
Je souscris, bien que n’étant pas de gauche, à votre propos. J’aimerais toutefois, y apporter une (modeste) contribution.
Avant d’envisager une action (quelle que soit sa forme) il me parait indispensable de connaître nos adversaires contre lesquels cette action doit s’exercer.
3 simples questions :
1) Que s’est-il passé exactement en 1910 sur l’ile de Jekill ?
2) Pourquoi sont morts assassinés Abraham Lincoln et JF Kennedy ?
3) Pourquoi avons nous, en ratifiant le traité de Maastricht puis celui de Lisbonne, renoncé à notre droit souverain de « battre monnaie » ?
Ce n’est pas une suite d’énigmes, les réponses sont faciles à trouver sur le web.
Je pense qu’il apparait ensuite évident qu’aucun de nos dirigeants politiques n’a réellement ni les moyens ni la volonté de se mettre en travers de la route du petit nombre qui dirige la finance mondiale.
Notre pays, comme les autres états européens que vous citez, est devenu l’otage d’une dette tellement colossale qu’ils ne la remboursera jamais. L’objectif de notre créancier, qu’on appelle pudiquement « les marchés », n’est d’ailleurs pas que nous remboursions cette dette, mais que nous continuions à emprunter en lui versant de plus en plus d’intérêts. Il faut donc que les ressources des états augmentent et que leurs dépenses diminuent pour avoir cette capacité de payer davantage d’intérêts.
Battons-nous donc pour récupérer ce droit souverain qui aurait du rester inaliénable et qui est celui de fixer le cours de notre monnaie. Ne nous laissons pas leurrer par un pseudo clivage droite/gauche qui donne l’impression qu’une partie de l’électorat gagne ce que l’autre perd.
Nous changeons simplement le conducteur de l’autobus mais pas son trajet.