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OB_Ouonne 6 septembre 2012 14:12

L’article commence bien. Vraiment simpliste et caricatural, il n’en est pour autant pas dénué de bon sens.


« Actuellement, l’occidental moyen consomme des biens et des services que sa contribution économique seule ne lui permettrait pas de consommer »

Tout à fait ! Mais je vais vous expliquer comment ça marche. Un produit arrivé chez les occidentaux prend de la valeur. Entre le port, ou l’aéroport, et l’étale doré et clinquant du marchand, son prix est multiplié par... Multiplié, oui, c’est fort. Cela va de trois à dix ou quinze pour ne parler que des produits de consommation courante (céréales, industrie, hi-tech, vêtements et chaussures, petit luxe). Pourquoi ? Parce que, comme dit la pub, nous le valons bien !
Les chinois vont s’en apercevoir ? Oui, ça prendra du temps. Ils pensent aussi que nous sommes leur débouché principal. Ça fait trente ans que je me dis que les délocalisations vont nous conduire à une forte paupérisation. Mais non ! Les produits, même fabriqués pour quasiment rien, nous arrivent toujours plus chers ! Un miracle du système actuel.

Mais on ne peut pas supprimer d’un claquement de doigt le SMIC, les allocations sociales, les fonctionnaires et l’état pour tout arranger ! Il y a de la résistance aux changements de structures nécessaires ! Ben mince alors, c’est pourtant rien que du bon sens !

Les libéraux sont généralement des cadres, qui ayant quelques appartements en location, qui quelques actions, qui émargeant à des salaires qui révoltent les smicards. Ces nantis ont de quoi se constituer une réserve personnelle comme assurance maladie, comme caisse de retraite, et payer de bons profs privés à leur progéniture. Pas vrai ? Non, mais dites-moi sérieusement ? Vous êtes de petits employés de bureaux qui ont connu le chômage et se sont parfois privés de vacances ? Les nantis donnent des leçons de morale économique aux prolos, aux ci-devant, aux assis-par-terre (Souchon).
Je suis sur que vous me trouverez un gardien de nuit ou un facteur très ultra-libéral comme contre-exemple... Toutes les règles ont des exceptions. On trouve même des libéraux qui se croient humanistes. J’en cherche un qui se penserait communiste - à première vue, c’est impossible, mais regardez en Chine smiley 

Ils ont accessoirement la télé et les journalistes dans leur poche, envoient leurs hommes de paille représenter le peuple, à coup de gros financements pas très nets, et compriment financièrement les états pour leur faire recracher le socialisme avalé pendant les trente glorieuse face au péril communiste.

Pour les libéraux, c’est tout le monde au boulot et sans protection ni filet - que des assurances privées. C’est la haine des pauvres, ces échoués du marché du travail qui s’endorment au coin de la télé payée par les allocs. Haine du chômeur qui déprime et verse dans le désespoir. Au lieu de se ressaisir ! Trou duc... C’est pourtant facile ! Il n’a que ce qu’il mérite ! --- Sauf que ces bien-pensants n’adressent jamais la parole à un de ces désespérés (ils puent et n’articulent pas). Retirez vos perruques poudrées, garez vos SUV en lieu sur et allez donc écouter les gens dans les agences pour l’emploi et les cités ! Confrontez vos idéaux au réel.

Vous n’avez aucune idée de ce qu’ils vivent, et d’ailleurs rien à foutre. La sélection naturelle, voila quelque chose que vous chérissez. La loi du plus fort über alles ! Non, Liber-ale. C’est dans quelle langue de bois ?

Les seules protections à conserver seront celles du capital. Il doit se transmettre sans impôt, s’exercer sans charges sociales, et recueillir de justes émoluments - même s’il peut paraître stupéfiant au bas peuple que ces goldens prétextes atteignent des milliers de SMIC x AN (un genre d’année-lumière mais alors en beaucoup, beaucoup, beaucoup plus petit). 

Ce serait normal. Les meilleurs toucheraient les grosses récompenses, les derniers de la course crèveraient d’une grippe pas soignée du tout. Un tel système a bel et bien existé, il y a plus d’un siècle. On ne parle plus de la misère ouvrière. Certes, le progrès technique pourrait permettre désormais d’avoir du pain pour tous les gueux. Ce n’est même pas si sur d’ailleurs.

Votre arsenal de solution n’a qu’un seul point fixe : la défense du riche et du puissant, de celui qui a grandit dans le confort, a fait de bonnes études, et s’est battu pour devenir plus riche que ses parents. Louons les chevaliers d’industrie qui se défoncent dans la noble quête du Saint Graal financier ! Et des millions de gogos se résignent à l’austérité qu’ils doivent avaler.

Pour moi, votre combat est pire qu’une guerre mondiale. Il fait des millions de victimes, même pas achevées, et qui auront une vie misérable sans le moindre secours de la collectivité (Bah ! Quel sale mot !). Ah ! Ils vont se secouer les pauvres ! Ils vont même finir par comprendre, comme les chinois. Il va vous falloir une bonne armée, avec des mercenaires bien payés par l’état (seul vestige utile à vos yeux de ce dernier), pour contenir toute cette vermine !

Au secours OB_Ouonne qu’hait nos vies, vous êtes mon seul espoir... Mal placé !



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