comme partout on fait bon marché de la vie humaine
en Savoie comme ailleurs
ce n’est pas parce que c’est étalé dans le temps que
c’est moins horrible cette vingtaine de jeunes de 25ans
abattus à Marseille en quelques mois.
Pourtant l’ayant côtoyée pendant mon enfance, je me
suis demandé comment on pouvait survivre dans un tel
climat. On survit. C’est bien pour les survivants, c’est
moche pour les morts. Et les morts on les oublie vite.
En 2012 on ne s’est que trop habitués à la violence.
Est-ce qu’on peut rire pendant une guerre ?
Oui, ça arrive. Je considère, pour moi, que nous sommes
en guerre.
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