@ Anaxandre
Vous touchez à beaucoup de problèmes de fond dans votre post,
et vous avez raison, mais il faut relativiser. La coexistence de cultures et d’intérêts
différents n’est pas un mal, au contraire, si chacun s’épanouit dans son
domaine sans détruire celui du voisin. La tolérance est de mise pour que nous
puissions fonctionner avec harmonie dans notre société.
Aimer écouter lady Gaga fait certainement du bien à ceux qui
l’écoutent et l’apprécient. Personnellement je n’aime pas ses musiques (sauf
exception) et ne suis pas attiré par ses frasques surtout depuis qu’elle a osé monter
sur scène avec un habit entièrement créé avec de la peau de bœuf : des
tranches de viande saignante qui ont servi de tissu à madame… Non, ça je ne
peux pas l’admettre : on ne peut pas tuer un animal juste « pour s’amuser ».
Pour l’égalitarisme forcené, vous avez raison. Interdire les
devoirs à la maison et obliger les élèves à faire leurs devoirs en classe est
présenté comme la solution idéale pour ne pas avantager les enfants des classes
moyennes ou aisées. Cela revient à rabaisser le niveau de tous et ne sera pas
bénéfique à la nation sur le long terme. Surtout que des différences existeront
toujours après : par exemple certains enfants ont une chambre, d’autres
pas, et la phase suivante serait de mettre tous les enfants dans la même
situation en les regroupant dans des pouponnières dès leur naissance pour être
certain que leurs familles n’interviennent pas de façon positive sur leur
développement. On arrive à un collectivisme forcené en matière d’éducation, et
c’est un vrai danger. C’est pourtant ce à quoi on aboutit logiquement si on veut
interdire tout apport positif possible de la part de la famille ! Je ne
peux pas être d’accord avec cela : si des parents arrivent à aider leurs
enfants et leur apporter amour et présence, cela ne doit pas être remis en
cause par la société. En fait, c’est la société qui doit tirer bénéfice de
cela.
Vous parlez ensuite avec raison d’une société dont les
valeurs se réduisent à des valeurs marchandes où les citoyens sont considérés
comme des « bêtes à consommation ». C’est vrai : trop mettre l’accent
sur le commerce entraîne des dérives, même si on doit beaucoup au commerce et
au développement qui en résulte. Mais cela ne doit pas se faire à n’importe
quel prix, et certainement pas en bradant l’aspect moral et désintéressé. La
culture ne doit pas être systématiquement inféodée au commerce. Il y a des
valeurs morales et humaines qui n’ont rien à voir avec l’argent, et
heureusement beaucoup de nos concitoyens vivent avec ces valeurs et leur
donnent corps.
En tout cas merci pour votre post qui, tout en étant selon
moi excessif, présente des aspects importants sur lesquels il est bon de se
pencher régulièrement.