Le problème, c’est que le vivant ne fonctionne pas comme un lego. C’est ce qu’à mis en exergue la dernière étude sur les OGM. Regarde le documentaire d’Arte qui est passé la semaine dernière. Tu comprendras que Monsanto a cru qu’il suffisait de modifier un gène du maïs pour le rendre résistant aux pesticides, mais qu’en fait, ce gêne interagissait certainement avec d’autres. En le modifiant, ce Maïs est devenu cancérigène. En plus, du coup, on l’arrose copieusement de pesticides eux-mêmes cancérigènes... Hélas, même avec des imprimantes 3D, on est loin de pouvoir créer des organes de synthèse. Ce genre de projection date de l’époque où on cherchait à trouver le génome entier de l’humain (genethon) et où on croyait que lorsqu’on les aurait tous identifié, il ne suffirait plus qu’à trouver le rôle de chacun. Depuis, quelques temps, on commence à comprendre qu’il va falloir tout reprendre à zéro. Que nos découvertes empiriques nous ont trompé. Pour que notre civilisation survive, il faut un changement de pardigme, un saut quantique dans notre vision des choses, de l’univers et même de l’existence. Tant que l’économie est notre juge de paix pour savoir quelles sont les recherches qu’il faut mener, notre course à la technologie sera vaine voire néfaste.