La France est-elle redevenue une monarchie ?
Il est vrai que la Constitution de 1958 donne tant de pouvoir au Président que celui-ci est pratiquement l’équivalent d’un monarque, à ceci prêt qu’il s’agit d’un monarque élu au lieu d’être un monarque héréditaire. Du stricte point de vue de la définition, en principe la monarchie se distingue spécifiquement à son caractère héréditaire. Sur ce point, je ne dirais pas qu’il s’agit d’une monarchie.
D’autre part, considérant que la France est aujourd’hui largement inféodée à l’UE et lui a déjà, par traités, transféré bon nombre de pouvoirs souverains, depuis la création monétaire jusqu’à son budget national - et c’est loin d’être finit -, on peut dire que même s’il était une sorte de Roi, le Président ne serait bientôt plus qu’un Roi d’opérette, le commit de l’UE.
Si l’on s’en réfère à Aristote et d’autres philosophes de la Grèce antique, il existerait trois forme de gouvernement :
a) la monarchie gouvernée par un seul chef, et dont le le mauvais avatar est la tyrannie
b) l’aristocratie gouvernée par un petit nombre, et dont le mauvais avatar est l’oligarchie
c) la démocratie gouvernée par le grand nombre, et dont le mauvais avatar est l’ochlocratie
La monarchie (ou la tyrannie) procède par une désignation héréditaire du chef.
L’aristocratie (ou l’oligarchie) procède par une désignation par élection.
Enfin, la démocratie (ou l’ochlocratie) procède par une désignation par le tirage au sort.
Il faut expliquer ce qu’est l’ochlocratie (mauvais avatar de la démocratie) : c’est une démocratie gouvernée par la foule, la « tourbe », et cela se caractérise en général par une société très divisée, en proie à un désordre dut à des conflits de factions et à l’individualisme.
Qu’avons-nous en France ?
1) désignation d’un chef unique (le Président) par l’élection (qui nomme les ministres).
2) désignation d’un petit nombre (l’Assemblée Nationale et le Sénat) par l’élection.
3) de puissants lobbys financiers, bancaires et industriels qui tirent les ficelles.
4) l’Union Européenne, entité extra territoriale à laquelle la France est soumise par traités.
Nous avons donc un petit nombre d’élus dépendants pour leur carrière politique de lobby de riches (petit nombre), inféodés (les élus) à une entité extra-territoriale dirigée elle-même par les lobbys des riches.
A considérer ce tableau dans son ensemble, ce que je vois c’est plutôt une ploutocratie (gouvernement des riches) qui manœuvre en coulisse (pour rappel, le mot lobby vient du terme donné au USA aux couloirs de l’Assemblée, donc les « coulisses » de l’Assemblée), et au devant de la scène, des acteurs télécommandés qui dépendent des ploutocrates pour leur carrière politique et leur (ré)élection. Cela ressemble donc beaucoup plus, selon moi, à une oligarchie qu’à une monarchie.
Considérant la terrible perte de souveraineté de la France - et donc de son Président -, je dirais donc qu’en dépit de ses pouvoirs presque monarchiques, Le « Président-Roi » n’a que peu de marge de manœuvre pour mettre en œuvre une politique qui soit de son chef. Pour dire le vrai, il n’est pas vraiment maître en son palais, puisqu’il est aux ordres (en coulisse) de l’UE et des lobbys ploutocratiques.
Nous aurions donc plutôt une sorte de pseudo monarchie d’apparat, prétendument « démocratique » car au lieu d’être oin par Dieu et son clergé, le Président-Roi serait oin par le suffrage du peuple, secondé par une oligarchie (l’Assemblée et le Sénat), le tout mis au service réel des riches et des puissants (les ploutocrates).
La France : OLIGARCHIE = (ploutocrates + élus)
En tout cas, nous n’avons en aucun cas une démocratie, et surtout, absolument RIEN qui s’en approche, même un tout petit peu.
Cordialement,
Morpheus
PS : merci beaucoup de renseigner mon article 
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