C’est normal.
Le pervers narcissique, pour ne pas souffrir de ses remords (voir syndérèse), va détruire en lui toutes les structures intellectuelle qui le porte à la compassion et qui le font souffrir de son crime : il se justifie du bien-fondé de son crime.
C’est ainsi qu’il abolit en lui toutes les barrières morales.
Mais cette stratégie est funeste, car, ce faisant, il se met en situation de récidiver ce crime qu’il s’est justifié, c’est-à-dire de ne plus réprimer sa pulsion.
C’est justement sur ce point que la réflexion de l’auteur est déficiente.
Celui qui ne sait plus réprimer ses pulsions est quelqu’un qui a détruit toutes barrières morales en lui-même : Or il est de sa responsabilité de les conserver afin de ne pas mettre en danger autrui. Et si jamais il les a perdu, il est de sa responsabilité de les reconstruire...