Parmi les détracteurs des thèses de M. Mourey, combien se sont-ils sérieusement, je dis bien sérieusement et non pas d’une manière superficielle, donné la peine d’approfondir la douzième preuve, en retournant à ses écrits antérieurs ?
Ils pourraient alors constater de manière absolument aveuglante que M. Mourey est en train de se livrer à un travail d’une érudition époustouflante, d’une acuité non-pareille quand il s’agit d’exégèse des textes de l’antiquité (Platon, Strabon, Ptolémée, Cicéron, Saint Augustin, Sidoine Apollinaire, Grégoire de Tour, pour ne citer que quelques uns des auteurs) dont il tire la substantifique moelle avec autant de perspicacité que de prudence dans l’interprétation.
Les imprudents qui prennent le risque de le contredire sont d’ailleurs bien souvent vertement renvoyés à leurs études de débutants en archéologie ou en histoire, et cela avec finesse et tact à l’égard de l’interlocuteur qui estrarement pris à la légère malgré le peu de poids de son argumentation face aux preuves décisives et déterminantes avancées par M. Mourey.
Inutile d’insister davantage sur la parfaite connaissance et de la topographie moderne et de la géographie ancienne qui permettent à l’auteur d’avancer d’un pas assuré dans la région qui lui tient à coeur, l’Atlantide gergovienne, non plus que sur la riche iconographie toujours présentée et commentée non comme de la simple illustration, mais avec l’intention de prouver.
C’est bien là, en vérité l’originalité et la force de ce travail, titanesque parce que hélas ! encore bien solitaire.
L’Université feint d’ignorer M. Mourey, en quoi elle a tort : qu’il s’entoure de quelques élèves aptes à recueillir et prolonger cette recherche, qu’il rassemble pour l’édition d’un fort volume ses textes épars dans diverses publications et revues, et l’on verra les doctes d’aujourd’hui se plier publiquement aux évidences indiscutables : l’Atlantide était la Gaule (insula) et Gergovie sa capitale.