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volt 22 novembre 2012 15:43
volt

bonjour Olivier,

hélas j’ai de très mauvaises nouvelles pour vous !...

vraiment désolé, 
car j’aurais tout fait, ces quelques jours, pour écarter cette pensée qui s’est lentement imposée, 
mais, je vous soumets les éléments, 
et vous jugerez sur pièce...

alors voilà : 

-d’abord je fus dégoûté - c’est bien le mot - par le vocabulaire et la syntaxe de coppé, un massacre, en copeaux, et beaucoup d’embarras ; il faut réécouter, c’est unique dans les annales...

-puis, étonné de son teint vert-jaunâtre, suspendu à la falaise vertigineuse de sa pseudo-victoire, mais ce n’est pas la question.

-vint ensuite le « je ne lâcherai rien » de fillon.

au total, j’en ai conclu : 
bon, en gros ils ne parlent pas, ils gesticulent ; 
ce qui signifie qu’ils ne tiennent pas la parole, 
étymologiquement des « in-fans », des sans paroles, des enfants, 
chercher l’adulte...

et justement ça n’a pas tardé : 
fillon nous sort au plus vite une figure de « père », 
et de sous la jupe surgit le bon vieux jupé.

deux dindes ne sauraient qu’en appeler au dindon.
en attendant le coq, 
la seule vraie bête en cours, justement...

côté libé, un éditorialiste parlait du « trou noir de l’ump », et que ce trou était moins noir que surtout bleu marine, mais bref, ne nous y trompons pas (courage Olivier) :
ce qu’ils nous préparent dans toute cette gesticulation et tout ce vaste psychodrame de boulevard, c’est rien moins (désolé hein) que :

le Retour de Sarco.

oui, 
vous avez bien lu.
ma main à couper qu’il se ramène...

et je tiens même le timing de sa « con-vocation » (écoutons bien le mot) 
non pour une « deuxième mort » comme titré ailleurs, 
mais pour une résurrection.

toute la suite n’est plus qu’une affaire de fignolage-fillonage ; 
fine tuning comme on dit, 
car toute cette scénette est parlante, 
et elle semble dire : 
nous ne sommes pas le père, 
et sans le père on va pas y arriver, 
or juppé c’est pas le père, c’est l’oncle ou le grand-oncle (en gros hein), 
donc l’aboutissement du scenar pointe de partout vers une réhabilitation de nicolas, 
sachant combien ce foirage en conte d’abord 

la nostalgie.

le reste, fine tuning on a dit, sera une question de mise en scène, 
on a le choix entre :
le coup de théâtre, 
un édito surgi de quelque part, 
une petite phrase qui fait mouche, 
une interview en marge d’un procès où il peut, c’est terrible, à tout moment récupérer le gâteau avec une facilité déconcertante, 
puisque le vote affirme :
« sans nico, je suis inutile, ridicule, je ne compte pas ».

ce n’est donc pas la France mal à droite, 
c’est la sous-france très adroite 
à ne pas accepter le sacrifice pourtant entériné.

le coup du comeback est un grand classique du showbiz, 
qui n’est lui-même qu’un produit dérivé du pouvoir.

mes condoléances.



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