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menou69 3 décembre 2012 17:45
menou69

C’est exact le 24 septembre 2012, l’Assemblée nationale constituante a retiré de l’article cette notion de « complémentarité » pour réintroduire celle de « l’égalité ». Les signaux envoyés par le pouvoir restent néanmoins contradictoires.
Le positionnement ambivalent du gouvernement tunisien a été constaté dans l’affaire du viol commis sur une jeune femme de 27 ans par des policiers dans la nuit du 3 au 4 septembre 2012 dans la banlieue nord de Tunis qui a ravivé toutes les inquiétudes quant à une évolution politique dommageable pour les droits des femmes tunisiennes. En effet, le 26 septembre 2012, la jeune femme violée a été convoquée par un juge d’instruction pour "atteinte à la pudeur« car elle aurait été trouvée par les policiers dans une  »position immorale" dans la voiture avec son petit ami. Elle passait alors du statut de victime à celui d’accusée. Le chef du Gouvernement Hamadi Jebali a condamné ce viol le 2 octobre 2012 et le Président Marzouki a présenté à la jeune femme violée les « excuses de l’État » le 4 octobre 2012.
Le 29 novembre sont avocat Me Emma Zahrouni a déclaré que "la jeune femme et son fiancé ont bénéficié d’un non-lieu".
Or nous avons appris ce matin que le ministère public avait fait appel du non-lieu, a déclaré l’avocate de la victime Me Bochra Belhaj Hmida.
La jeune femme violée risque toujours aujourd’hui d’être inculpée pour atteinte à la pudeur.



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