Plutôt d’accord avec jaja, pour le coup.
Pour illustrer le propos et développer les raisons de ce « fumet de tromperie » que je sent de la part de Mélenchon, je voudrait partager cet article qui démontre, exemples historiques à l’appui, en quoi l’antifascisme n’a jamais été l’allié de la vrai gauche, mais son pire ennemi, l’alliée objective de la « gauche du capital » (la bourgeoisie bienpensante, les bobos, prétendument « modérée » et « progressiste »).
Le hic, et je suis bien désolé de le constater, c’est que je ne peux pas reprocher seulement à Mélenchon de jouer très (trop) fort sur la carte antifasciste (= anti FN), alors qu’objectivement, Besancenot joue exactement le même jeu ! Je vous c/c un extrait de l’article (lisez-le, c’est édifient).
« Affirmer que la droite est l’organe spécifique de la
répression des luttes prolétariennes et présenter les régimes
« démocratiques » comme une sauvegarde, une aide, même provisoire, contre
celle-ci, c’est se moquer grossièrement de toute l’expérience tragique
du prolétariat.
La « gauche démocrate » a joué directement le rôle de « chien sanglant » ; parmi d’autres exemples :
- contre
l’insurrection ouvrière de Berlin en 1919 (c’est le gouvernement
social-démocrate d’Ebert-Scheidemann, avec l’ouvrier « socialiste » Noske,
qui a fait couler le sang ouvrier dans les rigoles des rues de Berlin).
- contre
les premières révoltes de la classe ouvrière espagnole rapidement déçue
par la « démocratie » de 1931 (c’est le gouvernement « social » d’Azana qui
a assumé la responsabilité de les réprimer violemment : en juillet 1931
à Séville, en janvier 1932 en Catalogne, en janvier 1933 contre les
ouvriers agricoles de Casas Viejas - le gouvernement avait donné l’ordre
de raser le village si nécessaire).
- contre l’insurrection des
ouvriers polonais de décembre 1970 (c’est le très « antifasciste » parti
ouvrier polonais qui a commandé aux milices et aux blindés de tirer sur
les foules de manifestants).
Ce
ne sont là que quelques-uns des cas les plus nets car comme nous le
verrons, c’est surtout en collaboration avec la droite que la gauche a
joué son rôle de répression du prolétariat.
Curieuse
« ignorance » que celle des trotskistes, des maoïstes et autres
anarchistes, tous ces antifascistes « radicaux » qui « oublient » si
facilement que dans tant de cas, et pas des moindres, ce n’est ni la
« droite » ni « le fascisme » qui ont constitué l’organe spécifique de la
répression bourgeoise contre la classe ouvrière mais bel et bien la très
« démocratique » et très « antifasciste » gauche du capital. »
Cordialement,
Morpheus