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ffi 15 décembre 2012 11:19
ffi

Les couples homo, pour avoir accès à l’enfantement, doivent nécessairement passer ou par l’adoption ou par quelque future béquille technologique.
 
Le mariage, dans le code civil, évoque directement le rapport parents/enfants (assistance des parents envers les enfants et assistance des enfants envers les parents).
 
A l’époque de la rédaction du code civil, il est logique que le mariage n’ait été pensé que pour les couples hétéros, puisque tout enfant naît toujours d’un père et d’une mère, étant donnée qu’un couple homo ne peut enfanter. Ce n’était pas là une discrimination, mais la prise en compte d’une réalité : légiférer sur la solidarité parent/enfant, implique que les parents soient un couple fécond, ce que n’est jamais un couple homosexuel.
 
C’est-à-dire que le prototype de la parentalité, dans le code civil, repose sur l’enfantement naturel (l’enfant d’un seul père et d’une seule mère, fruit de l’acte sexuel)
 
Maintenant, modifier cette législation implique de changer la notion de parentalité et de substituer à sa naturalité (parenté naturelle), sa socialité (parenté sociale).
 
L’inconvénient de ce glissement est le potentiel conflit qui peut alors se déclencher entre le parent « naturel » et le parent « social ».

Prenons un couple qui divorce, chose qui ne se passe pas toujours très bien, puis supposons que chacun se remarient de son côté. Comment organise-t-on les droits entre les 2 parents naturels et les 2 parents « sociaux » ? Un parent naturel peut-il se faire déchoir de ses droits et devoirs vis-à-vis de l’enfant ? N’est-ce pas étrange d’introduire cette concurrence entre différentes formes de parentalités ?
 
Ne risque-t-on pas ainsi de fonder un système juridique ambigu qui mène à des cas indécidables (voire injuste) ? Et en effet, tel est le cas...
 
Il s’ensuit qu’il vaut mieux vaut fonder le lien parental, dans le cas général, hors de l’ambigüité, c’est-à-dire sur l’enfantement naturel. Le mariage fondé comme une institution pour les couples naturellement féconds, assure naturellement les droits parentaux et ceci sans ambigüité.

En ce qui concerne le concubin d’un parent, il n’a pas de droit de parentalité, mais il pourrait lui être assuré un statut de délégation de parentalité, droit qui se doit toujours d’être inférieur à celui du parent naturel.
 
Actuellement, il existe des cas de justice qui concerne des familles lesbiennes, où la compagne de la mère de l’enfant réclame plus de droits que le père de l’enfant en tant que « parent social »... Ce n’est évidemment pas acceptable. Nul compagne (compagnon) issu d’un remariage ne peut déchoir un parent naturel de ses droits et devoirs vis-à-vis de l’enfant.
 
Bref, en vérité, vous voyez bien que le problème est moins simple que ce que vous le présentez : dans le système légal, tout se tient, donc un petit changement ici peut avoir d’immenses répercutions partout ailleurs.
 
Pour ces raisons, je ne pense pas qu’introduire un mariage homosexuel en droit soit bénéfique et je ne le souhaite donc pas.



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