Il faut replacer le conflit dans son contexte historique.
Au Moyen-Orient, après la chute des empires byzantins et perses, les Chrétiens et les Juifs ont vécu, après les conquêtes des Jihad Islamiques du VII au XIX Siècle sous domination Musulmane.
Ces populations juives et chrétiennes ont été soumises à la réglementation juridique du statut de dhimmi, un statut qui assure leur protection mais aussi leur soumission et des restrictions dans leur mode de vie (impôts spécial obligatoire « jizya », témoignage sans valeur contre un Musulman, interdiction de construire de nouveaux lieux de Culte, persécutions et humiliations, enfants pouvant être soumis esclavage (janissaires), pas de propriétés foncières, etc...).
Les populations chrétiennes et juives diminuent au cours des siècles suite aux persécutions, conversions forcées, contraintes et discriminations en tous genres.
L’actuelle Turquie, qui fut le berceau du Christianisme avec ses milliers d’Eglises, période byzantine, anatolienne, arménienne, a vu sa population chrétienne fondre au cours des siècles,aujourd’hui ils ont quasiment disparu, et représentent à peine 0,2% de la population turque.
Les colonisations occidentales au Moyen-Orient au XIX Siècle furent un moyen d’émancipation de ces peuples et ont « occidentalisé » en partie ces régions, en abolissant le statut juridique de dhimmi, par l’introduction de valeurs de tolérances occidentales.
Les peuples opprimés pendant des siècles ont pu alors espérer leur libération du joug musulman par la résurgescence des nationalismes, en particulier au XIX Siècle, et ont tenté de se débarrasser de la domination Musulmane, les grecs, les bulgares, les hongrois, avec succès, mais aussi des échecs avec les arméniens au début du XX Siècle avec le destin tragique que l’on connaît des anatoliens de Turquie.
La chute de l’empire Ottoman pendant la première guerre mondiale va permettre aux Juifs de s’organiser et de revenir en Palestine, en vue de recréer un mode de vie.
Avant 1922, les Communautés juives et Arabes étaient dispersées sur ce que l’on appelait alors la Palestine.
Après la première guerre mondiale, et le démantèlement de l’empire ottoman, la Palestine a été divisée en deux en 1922 sous mandat britannique :
- Transjordanie (Jordanie actuelle), un futur état arabo-musulman
- CisJordanie (Israël, Cisjordanie et bande de Gaza actuels), un futur état juif
En 1946, le roi Abdallah ibn Hussein avec l’accord des britanniques crée la Jordanie.
En 1947, les anglais veulent se désengager du moyen-orient, mais la Communauté juive ne veut pas se trouver sous la domination du Mufti de Jérusalem Mohammed Amin al-Husseini, chef religieux ayant participé à la création de la division Musulmane Waffen SS Handschar « Sabre » au côté d’Hitler.
Il est alors décidé de partager la Cisjordanie de l’époque en deux : un Etat d’Israël (pour les juifs) et la Judée-Samarie, actuelle Cisjordanie (pour les Arabes)
En 1948, les Etats Arabes ONT REFUSE de reconnaître la création de l’Etat d’Israël et ont attaqué ensemble ce pays, provoquant une guerre entre les différentes communautés juives et arabes dispersées sur tout le territoire de la Cisjordanie, semant un véritable chaos au sein des grandes villes comme Jérusalem. (Jérusalem-Est est alors nettoyée ethniquement de sa population juive par Glubb Pasha, officier britannique dirigeant la Légion Arabe contre Israël).
Les Arabes ont par ailleurs expulsés les Juifs de leur pays, en s’appropriant tous leurs biens.
Pourquoi n’y a-t-il pas de camps de réfugiés Juifs ? Il n’y en a pas, car ils ont pu rentrer en Israël, qui les a accueillis. (plus de deux millions de réfugiés dont 800 000 en provenance des pays arabes.)
Les Arabes de Palestine ont fui les combats.
Pourquoi y-a-t-il des camps de réfugiés palestiniens ? (300 000 rien qu’au Liban, subissant un véritable apartheid). Parce que les Etats Arabes ont refusé de les intégrer, et les ont parqués dans des bidonvilles et camps de réfugiés avec un statut de sous-citoyen (lois ségrégationnistes), il n’y a pas eu de solidarité Arabe,(sauf en Jordanie dans un premier temps, plus de la moitié de la population sont des Arabes palestiniens) d’ailleurs ces centaines de camps existent toujours aujourd’hui (voir le destin tragique du camp de nar-el-barhed au Liban en 2007 par exemple, plus de 400 morts et 40 000 réfugiés dans l’indifférence générale de la communauté internationale). Intégrer les réfugiés palestiniens eut été une déclaration d’échec, une validation de la création de l’Etat d’israël, ces refugiés n’ayant plus de raison de vouloir rentrer chez eux.
La Cisjordanie (Judée et Samarie, historiquement juive, ne serait-ce que par leur nom) devient un théatre de conflit permanent. Dans les années 50-60, les leaders Arabes se disputent le Leadership. Les discours sont clairs : il faut détruire Israël et renvoyer les juifs à la mer. Les pressions exercées par les pays Arabes aboutissent au blocus du détroit de Tiran par Nasser en 1967, qui mènera à la guerre des 6 jours, gagnée par Israël, qui reprendra à son compte la Cisjordanie (« territoires occupés »).
l’Etat palestinien existe déjà, c’est la Jordanie, il n’y pas de « peuple palestinien » à proprement parler. Historiquement, avant le mandat britannique, les arabes, les juifs, les chrétiens vivant en Palestine étaient intégrés dans l’empire ottoman, englobés dans la communauté musulmane arabe, la oumma, sans faire de distinction entre « peuple palestinien » et « peuple non-palestinien ».
Rien ne différencie un Jordanien d’un arabe palestinien (même langue, culture, ethnie, religion). Le terme « peuple palestinien » apparaît dans les années 60 et est formulé pour la première fois par l’OLP de Yasser Arafat, formé à la propagande politique par les dirigeants marxistes (généraux algériens et du Vietnam comme Nguyen Giap, Zou En Laï,...), pour combattre Israël, l’option militaire ne donnant pas de résultat.
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération

