Toutes les enquêtes le confirment, l’euthanasie se pratique tous les jours. Or, puisqu’elle est un délit dans la majorité des pays, nous sommes bien obligés de conclure qu’il y a une divergence frappante entre la loi et ce qui se passe dans la pratique. Les sanctions judiciaires et professionnelles sont rarissimes en comparaison du nombre des actes. C’est cette réalité qui comporte le plus haut risque d’entraîner des abus et qu’il faut combler l’écart entre la loi et la pratique si l’on veut maintenir le respect de la primauté du droit.
La loi Leonetti est très insuffisante. Elle dit qu’il faut éviter l’acharnement thérapeutique. Mais où est le seuil entre traitement raisonnable et acharnement ? Elle ajoute que le patient peut exiger l’arrêt de toute traitement et le débranchement des appareils. Peu de médecins sont prêts à respecter cette loi, parce qu’ils disent que débrancher revient à donner la mort.
Mais croirez-vous que tous ces interminables débats vont mener à quelque chose ?