Un décideur économique se contrefiche du niveau du PIB : tout ce qu’il veut savoir, c’est son évolution nominale. Ainsi, votre exemple du salon de coiffure n’est pas très pertinent.
Le prix de 50 euros est le fruit d’un raisonnement, de celui du coiffeur, qui a jugé qu’avec 50 euros, il aurait de quoi payer « les charges » et de se faire un bon profit.
Dans les 50 euros payés, il y a des salaires, des loyers, des taxes, des profits. Au final, la monnaie a circulé. Si le coiffeur prend trop de profits, la monnaie circulera mal, car une partie de ses profits resteront dans sa poche, inertes d’un point de vue économique. S’il ne prend aucun profit, il arrêtera son activité... s’il y a un « bon dosage », les salaires versés vont alimenter l’économie et créer d’autres échanges, ce qui est bon pour l’évolution du PIB, le patron continuera.
Dans le cas d’une économie tournée vers les échanges internationaux, le salarié est souvent mis de côté dans le partage des richesses.