Je cite :
"En conséquence de ceci, la revendication d’une « égalité des droits » ne
justifie en aucun cas la demande d’ouvrir le mariage civil aux couples
homos, car cette non-ouverture se justifie précisément par une
différence de situation ; donc, revendiquer cette ouverture revient à
passer outre cette différence, donc à la nier ou à la considérer comme
non légitime dans le champ social. C’est ce que je conteste : supprimer
du champ social des différences d’ordre naturelles.«
C’est bien ce que j’ai compris : vous vous référez à la fonction SYMBOLIQUE du mariage, et non à sa fonction légale. Je ne vois pas qu’une différence de »situation« soit excluante d’une égalité des droits. Et il ne s’agit pas d’égalitarisme, mais bien de justice sociale.
Je la considère effectivement non légitimement excluante dans le champ social : il y a bien d’autres différences de »situation« (mère célibataire, famille monoparentale, enfant conçu en dehors du mariage, parents divorcés, enfants adoptés, concubins, pacsés) qui ne sont pas exclues du champ social, et bénéficient de statuts légaux et entérinés par la loi.
Je comprends parfaitement ce que vous contestez, mais les »différences d’ordre naturel" ne sont pas supprimées du champ social, dans le cas des mariages homos ; elles constituent une extension de ce champ social.
Quelle que soit la forme légale qui leur soit attribuée : pacs, concubinage, mariage, elles sont tout autant légitimes, et justifient l’égalité des droits, à situation sociale égale, pour peu que l’on se débarrasse de l’ordre symbolique, qui, lui, n’est pas de l’ordre législatif.
Donc, je ne suis pas d’accord avec vous, et vous n’avez aucune raison de penser que votre raisonnement est la vérité ; il n’est qu’une figure de réthorique parmi d’autres, sous-tendue, comme je vous l’ai dit, par une position idéologique, que je ne partage pas.